ThinkTech : Que sont les hauts débits ?

Il y a quinze ans, un modem à 56 Kbits/s était considéré comme un objet introuvable car les débits courants de l’époque, pour l’usager moyen, correspondait à celui obtenu avec le Minitel (1200 bits/s). Il faut donc relativiser l’expression « hauts débits ».  La demande croissante en services de télécommunication, le transport de données multimédias volumineuses et l’augmentation de l’activité communicante nécessitent des réseaux performants capables de transporter en un temps raisonnable des informations. Le débit permettant l’accès au multimédia se situe aux alentours de 2Mbit/s (très inférieur aux prévisions effectuées il y a quelques années). Cette nouvelle valeur vient des progrès du codage et des techniques de compression. En 2010, une vidéo de qualité télévision devrait être obtenue avec un débit allant de 64 Kbit/s à 512 Kbit/s. La parole numérique ne demande plus que quelques Kbit/s. En résumé, un débit de 2 Mbit/s devrait être suffisant pour un accès aux informations multimédias. Mais l’arrivée de la fibre optique devrait faire passer les accès au très haut débit. Il est assez évident que l’utilisation des réseaux pour un grand nombre d’applications est un facteur stratégique de croissance économique. De nos jours, l’accès à l’internet haut débit est devenu très courant. Le graphique ci-dessous montre pr exemple le taux d’accès des ménages des 27 pays européens au haut débit. Cette étude a été publiée par le Ministère de la Culture et de la Communication en mars 2010. La France se situe légérement au dessus de la moyenne européenne.

  • pour les réseaux d’accès grand public : la limite est donnée par les technologies DSL : à partir de 500 Kbits/s pour l’ADSL
  • pour les réseaux d’accès des entreprises : à partir de 34 Mbits/s et même de 155 Mbits /s (ATM)
  • pour les réseaux métropolitains : réseaux optiques de l’ordre du Gbit/s
  • pour les réseaux grande distance qui cumuleront le trafic (backbones) , la limite inférieure dépend des « consommations en débit » précédentes.

De nos jours, la TNT (Télévision Numérique Terrestre) est en plein essor dans le monde. Elle sert à recevoir la télévision
en qualité DVD (image et son de grande qualité). La TNT standard (basée sur MPEG2) a un format d’image égal à 720 x
576 pixels. Le débit est de 3 à 6 Mbit/s. En France, la TNT remplacera définitivement la diffusion analogique en
novembre 2011.

Mais on ne parle plus de TNT mais déjà de la TNT HD, basée sur le standard MPEG4. Tous les téléviseurs vendus
actuellement sont équipés d’un décodeur TNT HD. La résolution de l’image est plus grande (720 lignes pour un téléviseur
HD Ready et 1080 lignes pour un Full HD)

On peut distinguer 3 sortes d’usages :

  • L’usage domestique qui correspond aux utilisations des foyers : jeux en ligne, télévision interactive,..
  • L’usage des mobiles : la téléphonie mobile s’est considérablement répandue. Finie l’époque de la simple téléphonie,
  • nous sommes dans l’ère des smartphones (comme l’iPhone) et des tablettes (comme l’iPad). On peut maintenant se
  • connecter à Internet et consulter ses emails n’importe-où.
  • L’usage « bureau » : forums, visioconférence, transfert de fichiers volumineux,…, ensemble de services accessibles depuis un PC.
  • Il convient d’ajouter l’aspect interactif des services qui nécessite une voie « aller » et une voie « retour », par exemple dans
  • des applications comme la visiophonie, la télésurveillance.

Trois concepts ont leur importance pour les services en ligne » utilisant les hauts débits :
le « temps réel » est une notion impliquant une quasi réactivité des correspondants ; il est important en visioconférence par exemple, mais aussi dans l’actualisation de la présentation de données variant rapidement (les cours de la Bourse). le streaming correspond à la distribution par flux, réduisant le délai d’attente qu’impliquerait un simple téléchargement avant lecture. Les flux audio et vidéo sont concernés par cette technique. le contenu « à la demande » est une notion bien simple : l’utilisateur demande ce qu’il souhaite par opposition à une diffusion programmée. Citons d’ailleurs quelques services « en ligne » dont le développement s’est fait grâce aux hauts débits :

  • la radio ou et la musique sur Internet : Webradios
  • la diffusion vidéo : WebTV
  • la vidéo à la demande : Video on Demand (VoD)
  • les jeux en ligne : Webgame
  • le commerce électronique : Web call center, shopping en streaming 3D, Webcamer,
  • communication sur IP : téléphonie sur IP, visioconférence
  • enseignement et formation : e-learning

services publics en ligne : Web des collectivités territoriales, portails ministériels et interministériels, téléprocédures et guichets administratifs en ligne, vote en ligne .  Cette nouvelle valeur vient des progrès du codage et des techniques de compression. En 2010, une vidéo de qualité télévision devrait être obtenue avec un débit allant de 64 Kbit/s à 512 Kbit/s. La parole numérique ne demande plus que quelques Kbit/s.

En résumé, un débit de 2 Mbit/s devrait être suffisant pour un accès aux informations multimédias. Mais l’arrivée de la fibre optique devrait faire passer les accès au très haut débit. Il est assez évident que l’utilisation des réseaux pour un grand nombre d’applications est un facteur stratégique de croissance économique. De nos jours, l’accès à l’internet haut débit est devenu très courant.

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